Les mots me manquent. Plus je pense à toi, plus je me dis que je devrais ne pas y penser. Drôle de paradoxe... Les mots me manquent. Tu me manque. Ton absence me tue à petit feu, et plus j'y pense, plus je m'éteins. J'aurai voulu te dire à quel point je t'aimais, j'aurais voulu t'empêcher de partir. Mais on ne peut stopper le vent. Et on ne sent sa présence, froide et humide, que quant il a déjà disparu. Les mots me manquent. Il ne me reste plus que les larmes amères d'un souvenir lointain, que je ne cesse de pleurer, pour m'en souvenir encore. Tu avais tes raisons de partir, j'ai mes raisons de ne pas accepter ce départ. Je ne t'oublierai que quand je m'oublierai moi même. Le souvenir est destructeur, mais il permet de reconstruire et de continuer à vivre. Alors je vivrai, car tel était ton souhait, je pense. Les mots me manquent, mais tant qu'il me restera la force de te dire; "je t'aime papa", je le dirai. Je t'aime papa, repose en paix.

