Les mots me manquent.

Les mots me manquent.
Les mots me manquent. Plus je pense à toi, plus je me dis que je devrais ne pas y penser. Drôle de paradoxe... Les mots me manquent. Tu me manque. Ton absence me tue à petit feu, et plus j'y pense, plus je m'éteins. J'aurai voulu te dire à quel point je t'aimais, j'aurais voulu t'empêcher de partir. Mais on ne peut stopper le vent. Et on ne sent sa présence, froide et humide, que quant il a déjà disparu. Les mots me manquent. Il ne me reste plus que les larmes amères d'un souvenir lointain, que je ne cesse de pleurer, pour m'en souvenir encore. Tu avais tes raisons de partir, j'ai mes raisons de ne pas accepter ce départ. Je ne t'oublierai que quand je m'oublierai moi même. Le souvenir est destructeur, mais il permet de reconstruire et de continuer à vivre. Alors je vivrai, car tel était ton souhait, je pense. Les mots me manquent, mais tant qu'il me restera la force de te dire; "je t'aime papa", je le dirai. Je t'aime papa, repose en paix.

# Posté le lundi 25 août 2008 20:17

Fumais-tu? Fumeras-tu?

Fumais-tu? Fumeras-tu?
Quand je serai grand, je serai fumeur. J'achèterai de beaux paquets par milliers, ornés de couleur rouge et blanc ou avec un chameau dessiné sur la boite. La cigarette deviendra mon amie, ma seule amie. Elle et ses copines me réconforteront lors de mes chagrins d'amour, mes périodes d'anxiété. Je serai sur mon petit nuage de fumée. Elles me murmureront de douces et légères paroles; '' Ne t'inquiète pas, tu as une longue vie devant toi, et nous seront toujours à tes côtés, mes copines et moi''. Et je les croirai. Je finirai par les adorer, avec le temps et elles hanteront ma tête, mon c½ur et mes poumons. Je m'isolerai, pour mieux apprécier ce qu'il me restera, ma cigarette, tout ce qu'il me restera, car je serai ruiné et ravi de l'être. Puis je serai fumiste, puis fumier, détruit, fini, futile, fatigué, fragile, seul fautif dans ma funeste solitude, tandis que mes rêves s'envoleront en fumée. Je serai l'empereur dans mon empire de désespoir. je serai le roi, le roi des cons. Je serai un exemple, un martyre, je serai tristement célèbre et je ferai un tabac auprès des plus jeunes. Alors quand je serai grand, je serai fumeur. Quand je serai grand, je commencerai par fumer, puis je finirai parfumé, d'odeur de mort.


( Voilà un petit poème en prose, que vous pouvez prendre dans le sens qu'il vous plaira. Ce qui est contradictoire, c'est que moi même, je fume. Mais j'en connais pas moins les risques pour autant. Je pense que chacun doit assumer ses fautes, ou éviter d'en faire.)
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# Posté le dimanche 24 août 2008 20:27

Modifié le lundi 25 août 2008 20:35

Et je ne bouge pas

Et je ne bouge pas
Les guerres éclatent, la faim détruit,
L'espoir s'efface, mais l'homme construit,
Encore et encore, avec son sang et sa sueur,
Craignant les présidents ou les Dieux et leurs fureurs.
Et je ne bouge pas.

Les couples se séparent et se refondent,
L'amour s'enfuit lorsque la haine gronde,
Encore et encore, avec drame ou bonheur,
Craignant d'aimer ou de se faire fendre le c½ur.
Et je ne bouge pas.

Les décès se suivent autant que les mariages,
Les larmes écrivent parfois de belles pages,
Encore et encore, sur le livre de nos vies,
Craignant d'être relues ou de tomber dans l'oubli.
Et je ne bouge pas.

# Posté le dimanche 24 août 2008 18:47

Modifié le dimanche 24 août 2008 18:59

Plus le coeur à ça

Je voudrais arrêter là me faire une raison
Me dire enfin voilà c'est fini
Ce pont entre nous deux
C'était beau et joyeux
J'avais tant de désir
Mais pour deux.

Refrain :
Bien sur j'ai peur du vide
D'être seule
Dans les moments rudes
Sans personne
Qui m'aime
Je t'aime encore parfois
Mais j'ai plus l'coeur à ça.

Je veux pas couper les ponts
Juste m'en éloigner
Faut bien que les gens puissent traverser
Et comme ça on pourrait encore
Si tu veux bien
Se croiser.

Refrain

J'voudrais retrouver les mots
Qui t'filaient des frissons dans l'dos
Un peu de volupté serait pas de trop
Et comme ça on pourrait faire comme si de rien n'était.

Refrain

Je t'aime encore parfois
Mais j'ai plus l'coeur à ça
Mais j'ai plus l'coeur qui bat.
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# Posté le dimanche 24 août 2008 17:49

Modifié le dimanche 24 août 2008 19:14

Bonne année.

Bonne année.
2008.Une année que l'on pensait jamais atteindre il y a cinquante ans. Et pourtant rien n'a changé. Nous sommes toujours des hommes, qui se détruisent à l'amour comme à la guerre. Moi? Qui je suis? Je suis vous, avec mes soucis et mes joies, qui me pose milles questions qui ne trouverons jamais de réponses. On essaie tous de parvenir plus ou moins au bonheur. Mais où va-t-on? Sûrement là d'où l'on vient, ce qui nous effraye le plus, le néant. Nous serrons bientôt 9 milliards à nous souhaiter la bonne année, certains uniquement dans leurs têtes, en mourant de faims, face à leurs familles déjà mortes, d'autres dans leur foyers confortables, face à un plat de foie gras. Le temps passe et fait de chaque instants présents qu'un souvenir, qu'on finira par oublier tôt ou tard, pensant que l'avenir sera meilleur. Les plus pessimistes vous diront que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, d'autres qu'il vous reste encore de belles choses à vivre. Mais peu importe, pensez ce qu'il vous plaira, car tout est relatif. Faites l'amour, allez au cinéma ou en voyage, découvrez le monde et dites vous que vous êtes uniques si cela vous conforte, car vous êtes ce que je suis. Rien.
Sur ce, je me souhaite une bonne année 2008, tout autant que je vous la souhaite. Même si vous oublierez ce texte, ou ne le lirez jamais, puissiez vous vivre et croire que vous n'êtes pas MOI. C'est tout le bien que je vous souhaite.

# Posté le samedi 24 mai 2008 16:43

Modifié le dimanche 22 juin 2008 13:12