Mes larmes amères m'inondent,
Quand s'allume sur mon visage, la lumière,
Elle s'éteint quand se meure mon père.
Et je vis encore.
Arrivé en France, ce pays si pâle,
Parqués comme du bétail, mon c½ur s' emballe,
Et je vis encore.
Rejeté pour ma couleur et mes origines,
À la merci d'un peuple qui me contraint à l' exile,
je vis encore.
À la douleur de ma mère et à mon frère qui pleur,
En moi disparaît tout soupçon d'honneur,
Le temps que traverse ma porte l'odeur de la mort,
J'ai mal, mais je souris et je vis encore.


